2010-10-31

CRTC: Un organisme qui travaille contre vous

Et voilà que le CRTC continue dans la bêtise!

Non seulement nous sommes déjà très en retard quant aux coûts et la rapidité d'accès à l'internet, mais voilà que le CRTC donne un bel oligopole à Bell en détruisant le semblant de compétition actuel qu'il restait! Plus d'obligation de «concurrence»! Il existait mieux comme connexion en 1998 que ce que nous obtiendrons en 2011, il faut le faire!

Bravo le CRTC pour avoir réduit la compétition à néant et pour permettre aux Bell et Vidéotron de ce pays de dominer le marché tout en s'assurant que les progrès sociaux et économiques du Canada, à l'air de la société de l'information, soient réduits à néant.

D'ici 90 jours, 60GB sera le maximum transférable par mois. Considérant l'arrivée de plusieurs systèmes de location de films par internet, la présence de jeux et des vidéos YouTube, de nouveaux modes de collaboration, travail et d'éducation en ligne, on voit bien où ils veulent en venir...

Bravo au CRTC pour avoir garanti à ces oligopoles qu'ils pourront désormais bloquer toutes les nouvelles applications du réseau qui demande de la bande passante et ainsi empêcher toute recherche citoyenne, tout nouveau partage éducatif et bref toute ouverture sur le monde en castrant l'accès au réseau.

Les canadiens, après avoir payé de leur poche pour créer le réseau de Bell le voit privatisé et utilisé contre eux. Bell s'assure de vendre ses services parallèles de télévision et autre en bloquant la compétition sur son internet. Ils pourront ainsi faire du réseau un médium où ils pousseront leurs contenus commandités, sans compétition et en augmentant toujours le niveau de censure par contrôle de débit, filtres, limites artificielles, etc. Au revoir neutralité!

Le CRTC ne comprend vraisemblablement rien du tout à l'internet! Alors que d'autres pays vont prendre notre place au 21e siècle en instaurant de la fibre optique publique et qu'au Royaume-Uni cette semaine on entend des gens se plaindre que 75 $ c'est trop cher pour un lien avec un débit de 100Mb/sec, ici on va payer la même chose pour n'en avoir que 5Mb/sec.
Et ce n'est qu'un début!

Bell et Vidéotron font les fanfarons avec des liens à 25 voir 50Mb/sec. Ces vitesses sont déjà ridicules pour plusieurs pays, mais en plus ils limitent le transfert de données à des quantités mensuelles ridicules qui en gros vous permettent de l'utiliser à plein régime que pendant 3 heures avant de dépasser la limite!

Quelle arnaque honteuse pour bien paraître devant le CRTC en disant: vous voyez, on est rapide, on aide le Canada!

Et je ne parle même pas de tout l'effet négatif sur la capacité d'organisation démocratique que cela va continuer d'empêcher...

Bref, boycottez Bell et écrivez à vos députés pour demander que le CRTC s'assure de bien comprendre son mandat! (Par exemple, arrêter de prendre d'anciens PDG de Bell dans ses rangs...)

MISE À JOUR (2010/09/15):  Il existe maintenant une pétition contre le UBB, allez la signer ici!

2010-10-09

Le PQ et le Logiciel Libre

Voilà ce qui semble être une bonne nouvelle, le PQ propose d'intégrer à sa politique les logiciels libres!

La meilleure raison citée selon moi est que : «Le logiciel libre a aussi l'avantage d'encourager l'industrie locale du service informatique avec, à terme, la possibilité d'avoir une véritable expertise québécoise dans ce domaine» (Le Devoir).

Allez voir la proposition sur le site de PQ Numérique pour une très bonne introduction à ce problème qui traine depuis l'informatisation de nos gouvernements.

2010-10-06

Être un adulte...

Concept vague qui échappe aux écosystèmes naissants depuis quelques années, être un adulte semble être une notion oubliée.

Les Apple, Microsoft, Sony et autres décident à nos places ce que nous faisons des machines qu'on leur achète à gros prix. Allez lire le lien ci-dessus du créateur de Monkey Island 2 pour en savoir davantage.

Ce contrôle très visible sur ces écosystèmes n'est pourtant pas nouveau, mais découle bien de la mentalité des compagnies de logiciels propriétaires dont l'objectif n'est pas d'être les meilleurs, mais plutôt les seuls sur « leur » marché... Il leur importe peu de devoir laisser tomber la vie privée, la créativité et la liberté de leurs usagers pour y arriver. Tant que ceux-ci continuent à payer pour s'embourber sur des solutions en cul-de-sac, leur portefeuille va bien!

2010-10-03

Program or be Programmed

Après 20 ans on ne semble pas comprendre l'importance de pouvoir adapter et comprendre l'outil... C'est encore plus inquiétant quand il s'agit de l'armée comme l'explique Douglas Rushkoff dans son article et qui vient de sortir un livre sur le sujet en général.





Autre livre à mentionner cette semaine et suggéré par M. Salaün cette fois: "Networks, Crowds, and Markets:Reasoning About a Highly Connected World".

2010-09-16

Clé maître de HDCP brisée!

HDCP aurait été brisé et voici un petit article intéressant vous permettant d'en apprécier les conséquences.

En combinant cette découverte avec les différents efforts pour mettre à jour les clés du système AACS employé sur les Blu-Ray, le grand public va continuer à avoir des ennuis de compatibilités pendant que les copies numériques continueront à être de plus en plus faciles à visionner sans aucune restriction...

Vivement que cette industrie de contrôle culturel implose.

2010-09-13

ZOUM: Zotero, OOo, Ubuntu et Maîtrise

Ne l'ayant pas encore mentionné et pour les trois d'entre vous qui ne la connaissez pas encore, je vais vous suggérer d'installer l'extension Firefox de Zotero (GPLv3) pour gérer vos bibliographies.

Pendant mon cours SCI6057 on nous a présenté Endnote X3 sur lequel je devrai, dans les prochains jours, faire des TPs. Il est complètement farfelu à mes yeux que des fonds publics soient dépensés au coût de 300 $ la licence pour un utilitaire qui gère des colonnes de noms et dates puis les exporte dans l'ordre et format désiré!
Mais lueur d'espoir, les présentateurs/bibliothécaires vus à ce jour à l'Université semblent aussi vouloir passer à Zotero avec un déphasage progressif de EndNote, espérons que ça se fasse vite. :-)

Première étape: allez sur le site et installez l'extension principale, faites-vous un compte, triez vos références et sources comme il vous plait et bref, découvrez ce superbe logiciel.

Par la suite, mon exemple se concentre sur ceux qui utilisent OpenOffice sur Ubuntu à la Maitrise de l'EBSI (bon je voulais faire un acronyme à la LAMP, excusez-moi ;-), ce qui se résume probablement qu'à moi, mais devrait s'adapter aux autres plateformes!

Il vous faut d'abord remplacer le OpenJDK par le Java de Sun (Oracle) en suivant les quelques instructions de cette page sans quoi la deuxième extension ne fonctionnera pas vraiment.

Par la suite, allez sur la page de la deuxième extension Zotero pour traitement de texte et installez là. Vous devriez, après un redémarrage de OOo, remarquer un menu avec des petits « z » vous permettant d'inclure vos citations.

Finalement, téléchargez le format Chicago 15th B EBSI en format EndNoteStyle de l'EBSI. De retour dans Zotero dans Firefox, cliquez sur le menu à l'icône d'engrenage gris (Actions) -> preferences -> Styles -> [+] -> votre fichier téléchargé « Chicago 15 th B-EBSI.ens ».

Voilà, maintenant en cliquant sur le bouton de droite sur vos sources dans Zotero vous pourrez, dans l'option « Create bibliography from selected items » (excusez la version anglaise) choisir le style de l'EBSI pour exportation.

2010-09-03

Quelques articles et logiciels pour les bibliothèques numériques

D'abord un document sur l'accès au savoir qui structure bien les problématiques auxquelles nous faisons face.

Ensuite, un article un peu trop pointu peut-être sur des solutions pour restructurer les services en bibliothèques numériques.

Finalement, un outil informatique d'archivage distribué intéressant.


Bon weekend et bonne première semaine de rentrée pour ceux de l'EBSI ! ;)

2010-09-02

appel d'offres de la STM

Voilà que la STM répète les erreurs de la RRQ jugées illégales il y'a déjà quelque temps. Heureusement que FACIL continue à faire du bruit, car aujourd'hui on apprend qu'elle s'est fait prendre la main dans le sac et annule son appel d'offres afin d'évaluer des solutions autres (*uhum* OpenOffice).

J'hallucine de voir que le gouvernement ne comprenne pas les logiciels libres. Si au niveau du gouvernement l'argent investi était plutôt placé dans un groupe ayant pour but de supporter les logiciels du gouvernement: non seulement on prendrait le contrôle de nos infrastructures, non seulement on aurait automatiquement donné à la population accès à des formats ouverts, mais en plus on réinvestirait ces fonds dans notre économie locale et l'on en récupèrerait une bonne partie en retours d'impôt et dépenses.

Quel gaspillage de fond public, et ça continue!

2010-08-20

Mauvaise approche pour la rétribution des créateurs

Allez lire cet article [en anglais] de McOrmond sur les nouveaux frais que tente d'imposer Access Copyright aux étudiants et institutions scolaires.

Je crois que McOrmond marque un point important et qu'il serait temps que nos institutions publiques commencent à travailler davantage ensemble pour créer des ouvrages intéressants et en libre accès.

2010-08-17

Patience et longueur de temps

Voilà deux semaines que presque tout le matériel de bureau change ici. Petite réorganisation nécessaire pour enfin être confortable même si j'attends toujours la chaise, l'actuel étant en décomposition avancée... Bref, un peu trop occupé pour poster des articles sans vous ennuyer avec des détails d'histoires quotidiennes comme celle-ci.

Bon, si si je l'avoue. Je suis passé sur mon ordinateur principal de Debian Unstable à Ubuntu tout en gardant Debian pour le serveur. Je dois dire que je faisais tourner la même installation de Debian depuis presque toujours et que c'est quand même rafraichissant de découvrir une autre distribution (culture) GNU/Linux! Me voilà avec des icônes et toute la fanfare graphique 3D. Je suis curieux de voir s'ils vont me servir (ou me nuire?), mais je me suis surtout dit que ça me permettrait de mieux partager Linux avec des néophytes si je prenais un peu le pouls des environnements plus, disons, élaborés.
Ben quoi? Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais laisser passer la chance de sensibiliser tous ceux que je vais rencontrer en classe? :-)

Enfin, tout ce remue-ménage pour bien s'installer avant le début des classes le 30 et prendre le temps de m'habituer. Entre le magasinage, montage, les configurations, découvertes et personnalisations, ça bouffe pas mal de temps! Voilà pourquoi je n'ai pas posté beaucoup. Sans compter les foutus services postaux commerciaux et leur incompétence légendaire! Si seulement tout le monde utilisait poste-canada... Enfin, je pourrai meugler longtemps à ce sujet.

Trêve de râlage, je ne sais pas comment sera l'horaire pour la première session en terme de charge de travail et comment je vais alors adapter mes billets en conséquence. Dans tous les cas je vais tenter de continuer à donner mes opinions, critiques où il se doit selon ma vision de néophyte du domaine des sciences de l'information, mais avec mon expérience d'informaticien parfois trop convaincu.

Bon début de session!

2010-08-02

"assassinat" de futurs hackers

Petite nouvelle que je vous renvoie de Framablog sur l'impacte des nouveaux écosystèmes brimant la création qui vous empêchent de posséder votre ordinateur.

Ça m'a surtout touché par ses exemples qui sont très proches de mon expérience d'apprentissage dans les moindres détails puisque lorsque j'étais jeune, mes parents possédaient des Macs. Je suis passé depuis 13 ans déjà à la « résistance » (haha), mais sans ces possibilités de mettre tout le système sens dessus dessous ça ne se serait peut-être pas passé comme ça...

Enfin, voilà, bonne lecture!

2010-07-31

La communauté de la clé DNSSEC

7 clés ont été distribuées à travers le monde de façon semi-bizarre, dont un Canadien à Ottawa [en].
5 des 7 sont nécessaires afin de régénérer le certificat de base du système d'encryption récemment ajouté à DNS: DNSSEC [en].

Je n'ai pas encore vu d'explication sur leur façon de séparer une clé en 7 tout en ayant besoin de 5 parties mais l'algorithme d'un tel problème doit ressembler à des systèmes de correction d'erreur (CRC).

Enfin, plusieurs problèmes existent avec les DNS. La multiplication constante des TLDs afin de créer une fausse rareté pour en extraire des millions de dollars des compagnies voulant protéger leur identité en est une importante. Mais pour moi le plus important est son aspect hiérarchique, sa gouvernance, plutôt orthogonal à la structure générale de l'internet plutôt distribuée.

Une solution distribuée et basée sur des réseaux de confiance au choix serait probablement plus démocratique même si certains diront qu'il est difficile d'en obtenir les mêmes performances. Pourtant on retrouve ce "défi" dans toutes les structures P2P et en observant FreeNet, I2P, Diaspora* et les autres, on risque d'en arriver à des solutions intéressantes... Malheureusement, c'est peut-être plutôt la volonté qui manque!

Bref, ce que j'espère c'est qu'ils ne sont pas sur le point de créer une autre structure hiérarchique là où une solution sans conflit de pouvoir pourrait exister. J'espère aussi que ça n'affectera pas les projets alternatifs de DNS tels que OpenNIC et les autres qui existent volontairement et à l'extérieur du contrôle de l'ICANN, organisme ma foi peu démocratique...

La vidéo où Vint Cerf [en] semble suggérer un contrôle accru à long terme par cette solution n'a rien de très rassurant tant que ce processus n'est pas étendu démocratiquement à tous les acteurs de l'internet.

2010-07-28

Federated Social Web Summit

J'avais oublié de vérifier ça il y'a 10 jours, mais j'ai trouvé tantôt quelques nouvelles du FSWS.
Il semblerait qu'un test, à la "acid test" pour le web, serait créé sous peu et nommé SWAT0 afin de permettre de vérifier l'interopérabilité sur le web social entre les différentes implémentations.

Intéressant développement sachant qu'il va être difficile de faire partir les gens de facebook malgré les débandades récentes...

2010-07-13

Liens en vrac: Les conservateurs et le "dialogue"

Il semble que contrairement à la maison blanche (vidéo), nos chers conservateurs n'aiment toujours pas débattre ou recevoir une critique constructive.

Depuis plusieurs mois ce patron se répète encore et toujours (voir l'article précédant sur Moore, entre autres!). Cette fois ils étendent de façon douteuse la durée du vote sur le forum de la consultation sur l'économie numérique et pouf, l'ordinateur haute performance (HPC) passe au premier rang alors que la question du recensement est reléguée aux oubliettes (carrément retirée de sa catégorie) malgré sa 2e place comme idée la plus votée!

Bravo ?! Si ce qu'ils veulent c'est simplement ce qui confirme leurs projets pour paraitre faire appel aux citoyens, c'est presque réussi! Mais pourquoi ce despotisme mou au dépend du débat démocratique?

Est-ce l'incapacité d'un mouvement politique à faire face aux citoyens dans le contexte des nouveaux médias?

Ou peut-être est-ce simplement un aveuglement volontaire, au nom d'un idéal économico-religieux utopiste, aux vrais besoins de la société et des citoyens?
Enfin, bonne écoute ...

Une approche académique de l'autre côté du spectre politique est écoutable ici, surtout la parti de Slavoy Žižek (tout un personnage).

2010-07-12

L'"Honorable extrémiste" James Moore

C'est toujours amusant de traiter la grande majorité des institutions d'extrémistes, mais ça nous fait généralement passer pour un bozo...

Je vous laisser sur cette vidéo:

Does information wants to be free: N^2 et 2^N ...

Je suis tombé sur cet article ce matin par /. mais malgré son ton trop alarmiste il peut servir de sonnette d'alarme et nous permettre de contempler pourquoi nous ne devons pas faire confiance à ces solutions nouvelles aux apparences alléchantes.

Certes, il y'a actuellement une ruée vers les plateformes mobiles où le développement passe par la refonte de l'interface usager, c'est-à-dire un GUI fait à l'aide d'une API propriétaire. Le résultat à première vue est que les programmeurs accèdent maintenant à des librairies logicielles permettant de réaliser des applications interactives difficiles à produire avec les technologies libres du web.

Mais voilà, en ne choisissant plus de faire des logiciels accessibles à tous, il écrit maintenant pour une niche de marché et de plus, dans un contexte où l'accès à cette information, son indexation, sa fouille, dépend maintenant d'une compagnie unique et non d'un écosystème ouvert.

Les ventes sur ces systèmes vont bon train mais seulement pour les quelques premières applications. Plus l'écosystème grandit, plus l'argent à faire sera dur à aller chercher. Sans compter qu'on a beau vendre 50M d'iPhone, il reste 40 fois plus d'usagers d'internet sans et qui risquent fortement de produire plus de choses adaptées et intéressantes.


D'autres solutions similaires à ce jour comme flash, la technologie propriétaire d'Adobe ou Silverlight, celle de Microsoft, sont des solutions encore plus pernicieuses par leur approche "multiplateformes" pour l'une et "multilangages" pour l'autre cachant leur vrai objectif de contrôle.

Ces derniers se battent, comme Apple, en tentant de s'infiltrer dans les couches libres de l'internet afin de devenir un intermédiaire incontournable de la production et ainsi devenir un monopole rentable par le contrôle des moyens de production et de consommation.

Ces multiples tentatives d'adoption, extension et extermination de tout bord tout côté de la couche affichage ne devient un problème que lorsqu'elle fait dérailler la convergence des différentes plateformes qui est maintenant la clé de l'échange globale que l'on voit poindre depuis bientôt 20 ans.

Toutes ces couches mises en place au fil des ans et qui permettent déjà de développer des applications ayant la capacité de fonctionner sur toutes les plateformes est ainsi perverti à travers cette rhétorique marchande du profit court terme. Ces compagnies se servent de l'internet ouvert comme pavoisement marketing alors qu'en réalité ils souhaitent y imposer leurs verrous commerciaux et devenir les despotes du Nouveau Monde ouvert aux dépens de la culture, la démocratie, l'éducation, le libre compétition, etc.

La valeur du logiciel comme celle du matériel étant en constante chute, ces écosystèmes où la majorité des applications ne font que quelques lignes se verront rapidement dépassées par les applications développées pour un plus grand public et dont les moyens ne leur permettent pas de payer 2$ à chaque fois qu'ils veulent un nouveau gadget, 300$ à chaque année pour une nouvelle plateforme, etc.

D'ici 2015 on risque de voir un renversement intéressant du domaine. Mais, ce n'est rien de nouveau, depuis les débuts de ce splendide réseau, les attaques du genre ont toutes échoué lamentablement.

Il faut comprendre que l'internet se bâtit sur l'abstraction des couches inférieures, rendues publiques à tous et permettant à différents systèmes et groupes d'interagir entre eux à condition de parler ces langues communes mais aussi de l'adapter sans avoir à demander l'avis de qui que ce soit. Si ce langage n'est plus disponible publiquement, il faut comprendre que nous verrions l'internet régresser à un modèle comme AOL / Compuserve / Genie des années 1980 et l'impact économique et social serait majeur. Sans compter qu'à l'internationale cela créerait une fragmentation de l'internet et bref, la destruction de la plus grande plateforme d'échange jamais créée.

Il existe beaucoup d'opportunités de faire de l'argent à court terme de cette manière grotesque mais ces solutions ne sont pourtant pas viables à long terme. L'accès du plus grand nombre triomphe toujours. Ces micros-économies finiront par n'être que des nuisances que nous devrons une fois de plus faire migrer vers la nouvelle couche ouverte pendant quelques années le temps qu'elles soient dépréciées.

Voilà une perte économique et de temps causée par ces compagnies rétrogrades. Globalement il faudra peut-être commencer à penser à des lois forçant l'inter-opérabilité comme l'Europe tente de le faire (et des droits d'auteurs censés comme le Brazil pendant que nous y sommes?).


Heureusement, le travail fait actuellement sur HTML5 permet d'envisager sous peu que le navigateur redeviendrait la figure de proue du développement riche nécessaire aux applications modernes.

En permettant à tous de développer sur (ou par) un navigateur (une langue commune) donnant l'accès à du multimédia interactif et riche, il va de soi que les technologies comme Apple iOS ou la JVM d'Android n'auront plus d'intérêt pour les développeurs. On voit déjà que la plateforme Android qui malgré ses défauts est un peu plus ouverte qu'Apple commence à prendre le dessus pour ces raisons. La prochaine étape c'est le desktop web.

* Il y'a déjà des projets intéressants permettant de programmer dans d'autres langages et d'en obtenir une compilation en langage web (HTML, JS, ...). La recherche dans ce domaine se doit d'être accélérée!

D'ici 2 ans les cellulaires auront la même puissance que des netbooks et on ne parlera plus d'écosystème cellulaire mais simplement d'un format plus petit du netbook lui-même format réduit du laptop puis du PC.

Le défi ne sera pas de savoir si on a assez de budgets pour accommoder le développement sur 5 plateformes mais plutôt de s'assurer que nos données sont facilement utilisables sur 5 formats d'écran différents. La chaine classique de la miniaturisation suit son cours et une rupture ne saurait avoir lieu aussi brutalement que l'article le préconise.

Apple a toujours voulu vendre des électroménagers, un appareil simple, que l'on branche et que l'on jette après usage. Ils vont continuer à le faire et de façon probablement très rentable mais si ce n'est que par ce combat répété et futile ci-dessus décrit, ils n'auront pas la capacité de maintenir un monopole tel que Microsoft l'a fait dans les années 1990 et 2000 qui est aujourd'hui lui aussi lentement mais surement érodé par les standards du web.

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N.B. J'aimerai ici discerner le fait que ce débat est futile quant aux applications classiques telles que les jeux, lecteurs de musiques, utilitaires locaux, etc. Ces derniers ne font que très peu appel aux données de l'internet mais surtout, ne font que répéter ce qui se trouve sur les environnements de bureaux classiques. Le paradigme du bureau ne disparaitra probablement pas de si tôt mais sa place sera certainement amoindrie au fur et à mesure que les plateformes web permettront le développement de jeux et du multimédia plus complexe.